http://mindful-news.org/comment-parler-des-attentats-aux-enfants-par-age/

Il existe de nombreux articles français sur ce sujet, y compris des interviews de psy et autres experts. Cependant je n’ai pas trouvé en français quelque chose d’aussi poussé que l’article de time.com, dont je traduis ici les grandes lignes en ajoutant quelques pincées de bon sens. Je précise au passage que les outils de la communication non-violente CNV sont particulièrement adaptés à la situation. Vous trouverez des liens en bas de page.

Résumé :
commencez par installer la paix en vous-même.
– faites confiance à votre instinct et adaptez votre discours. Les enfants ont des niveaux d’anxiété et de vulnérabilité variables. Vous savez ce que votre enfant peut gérer émotionnellement mieux que personne d’autre.

On retrouve ces conseils dans la plupart des articles français. Au final le premier point est le point-clé. Vous partagez ce que vous êtes, surtout en parlant à des enfants. Cependant, la paix intérieure n’étant pas toujours facile à atteindre, les conseils suivants classés par âge peuvent être utiles. Bien sûr les frontières d’âge sont floues, à vous d’adapter.

Pour les très jeunes, à l’école maternelle, c’est le seul cas où les experts recommandent d’éviter le sujet si possible. En dessous de 5 ans la plupart des enfants confondent les faits et leurs peurs. Répondez aux questions prudemment en vous souvenant que vous n’avez pas à dire plus qu’ils ne demandent.

Pour l’école primaire, il vaut mieux en général laisser l’enfant guider la conversation. Il ne faut pas éviter les questions, mais faire attention à ne pas utiliser des termes et émotions trop dramatiques ou effrayants. Si vous êtes pris par l’émotion et qu’ils s’en rendent compte, expliquez et rassurez-les en disant que vous être triste à cause de ces informations mais que vous allez prendre soin de vous et que ça va aller. Faites en sorte qu’ils se sentent en sécurité et aimés, c’est un conseil toujours valable mais que l’on pourrait parfois oublier.

Collège : ne supposez pas que vous savez ce qu’ils pensent simplement parce qu’ils sont un peu plus âgés. Demandez-leur ce qu’ils en pensent et comment ils se sentent et écoutez les vraiment, sans couper la parole et sans juger. Là encore, pas besoin de donner plus de détails qu’ils ne demandent. Et ne paniquez pas s’ils semblent blasés ou indifférents. Les enfants ont chacun leur propre façon de digérer les informations inquiétantes. Certains auront besoin de passer plus de temps avec des amis ou avec vous, et d’autres auront besoin de temps seul. Pas besoin de les presser à s’exprimer, il suffit simplement de leur dire que vous êtes là pour eux, pour les écouter ou en discuter et que vous les aimez.

Lycée : ils entendent probablement beaucoup parler des événements, et lisent beaucoup sur le web à ce sujet. Cela peut valoir le coup de prendre le temps d’approfondir. Les ados ont souvent des problèmes de communication avec les parents. Si c’est le cas, vous pouvez commencer la discussion pendant une activité commune, pour éviter que cela ne soit trop confrontant. Là encore, commencez par leur demander ce qu’ils en pensent et écoutez-les, sans oublier de partager avec eux votre ressenti. Ce n’est pas une discussion dans un seul sens. C’est aussi une bonne occasion pour vérifier qu’ils savent où aller et qui joindre s’ils ne peuvent pas rentrer à la maison ou vous contacter. Un attentat a une très faible probabilité d’arriver, mais un simple accident peut toujours se produire.

Source – en anglais

A propos de la communication non violente