Accueil Forums Vos infos optimistes Transition énergétique Adieu au plastique ?

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    En France, chaque année, on consomme plus de 4 milliards de gobelets en plastique, et 17 milliards de sacs plastiques à usage unique, dont la majorité ne sont pas recyclables.

    Ils sont alors dans le meilleur des cas incinérés, mais une bonne partie d’entre eux vient rejoindre les millions de tonnes de déchets plastiques qui flottent dans les océans, formant une plaque tellement gigantesque qu’elle a été baptisée « septième continent » . Les déchets se dégradent en petites particules et sont confondus avec du plancton par les oiseaux et les poissons, qui en meurent par millions. Pire encore, ces morceaux de plastique finissent par couler dans le fond de l’océan, et forment une couche qui empêche les contacts entre le sol de l’océan et les êtres vivants dans l’eau, et ainsi empêchent la reproduction de la vie en eaux profondes.

    Les emballages plastiques, c’est bientôt fini ?
    Dans le cadre de la loi sur la transition énergétique votée en 2015 et progressivement mise en application par décrets, la vaisselle jetable en plastique va être graduellement interdite sur tout le territoire. Plus exactement, la vaisselle en plastique devra être composée de matériaux biosourcés au moins à hauteur de 50% en 2020, et 60% d’ici à 2025, et être entièrement biodégradable en compostage domestique. C’est déjà le cas pour les sacs plastiques à usage unique, qui sont interdits depuis juillet dernier à moins d’être biosourcés et compostables. Et en 2017, ce sera au tour des emballages alimentaires en plastiques de prendre ce tournant.

    Les plastiques biosourcés, c’est quoi ?
    Le plastique traditionnel, tel qu’il a été développé dans les années 1950, est formé de dérivés du pétrole. En raison tant de l’épuisement des ressources en pétrole que des dégâts occasionnés sur l’environnement et la biodiversité par l’arrivée de ces matériaux dans la nature et les océans, il est devenu nécessaire d’orienter la recherche vers la création de nouveaux matériaux plastiques venus d’autres sources et plus facilement dégradables.

    Attention cependant, plastique biosourcé ne signifie pas nécessairement « bon pour l’environnement », et ce pour deux raisons.

    D’abord, d’où viennent les matériaux végétaux utilisés pour leur fabrication ? Pour l’heure la majorité des sacs biosourcés sont faits à partir de maïs et autres céréales OGM, qui non seulement mettent en danger la biodiversité mais également entrent en concurrence avec la production de denrées alimentaires, alors même que dans certaines parties du mondes celles-ci manquent cruellement. Les débats autour de ce problèmes sont semblables à ceux qui entourent le bioéthanol : censé représenter une alternative aux énergies fossiles, ils tirent à la hausse les prix des matières premières, les céréales qui constituent le cœur de l’alimentation de nombreux êtres humains, accaparent des terres cultivables et contribuent aux problèmes alimentaires dans les pays pauvres.

    Vous pouvez lire ici une analyse critique des plastiques biosourcés présentés comme la panacée, et n’encouragent pas la remise en question de nos modes de consommation.

    Ensuite, et bien que cela ne soit pas très intuitif, biosourcé ne signifie pas forcément rapidement biodégradable. Certains plastiques issus de dérivés du pétrole sont biodégradables, alors que d’autres issus de matières végétales ne le sont pas.

    Les sacs qui seront autorisés dans le cadre de la nouvelle loi seront des sacs biodégradables en compostage domestique, c’est-à-dire que dans un compost non optimal (comme le sont les composts industriels) ils ont la capacité à se dégrader en CO2 et en eau en quelques semaines ou qu au maximum quelques mois.

    Bien sûr, le plus efficace et écologique est avant tout de réduire drastiquement notre consommation d’emballages en plastiques, et c’est déjà en partie le cas. Pour ce qui reste, il s’agit de promouvoir des bioplastiques les plus respectueux possible de l’environnement, produits à base de déchets et résidus de culture afin d’éviter que les solutions aux problèmes écologiques n’engendrent plus de problèmes sociaux.

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    • Ce sujet a été modifié le il y a 1 an et 2 mois par Ariane12 Ariane.
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